Avec ce cathode N°2

Cathode N°2


Avec ce cathode N°2 je suis à bon point, je m’approche de la solution pour pailler aux défauts d’incision sur la périphérie de la plaque.

Le cathode nouveau est arrivé !

Miracle !  J’ai eu une vision… enfin, je crois…

Après mon premier et décevant test, avec le cathode N°1 (la « flûte de Pan » ici), une fois le désespoir éteint et en proie au délire, j’ai fabriqué d’emblée une petite spirale avec une chute de fil électrique.

Ne me demandez pas pour quelle raison ce petit « cathode N°2 » marche, mais ça marche !


Il serait bien intéressant qu’un scientifique m’explique cela.

Ce petit cathode, une fois placé au milieu d’une plaque à graver de 13 pour 18 centimètres et à une distance d’environs 3,5 centimètres, permet une gravure satisfaisante sur toute la surface avec un temps de gravure de une heure à 0,8 Volts.

La première « spirale cathodique »

Même satisfaisant résultat avec une plaque carrée de 18 centimètres de côté.

Je constate toutefois un léger épaississement du trait gravé, cela s’était aussi manifesté dans les expériences précédentes et je pense qu’il s’agit d’un effet inévitable quand nous utilisons des « vernis » et pas des « masques » en film autocollant.

Ce particulier grossissement de trait, j’ai pu le voir aussi dans les estampes réalisées par les pionniers de cette technique et ce, n’importe quel vernis ait pu être utilisé.

Une curiosité à vérifier parce que je suis curieux:

Une autre chose que j’ai remarqué, et que nous pouvons voir dans l’image, est cette « onde », un petit trait à l’apparence huileuse dans la solution, sans doute un effet optique causé localement par le changement de densité de la solution, dû au passage du courant dans l’électrolyte.

Cathode N°2 - la mystérieuse "onde" submergée dans l'électrolyte
l’onde à peine visible ici

D’autres tests, avec des plaques un peu plus grandes sont en cours, tout cela en attendant de réaliser un grand bain pour des plaques jusqu’à 50 X 40 centimètres… et là c’est un grand défi qui prendra pas mal de temps.


Le travail continue, je ne m’arrête pas là, je vous laisse regarder la deuxième vidéo de cette « électrisante aventure » et je vous anticipe que le prochain article sera sur l’étonnant test avec des marqueurs (feutres indélébiles) utilisés comme « vernis ».
Bientôt la vidéo sur YouTube.

Mes œuvres exposées en Italie

Mes œuvres exposées en Italie à la 5e Biennale d’Art Graphique Contemporain prix Diego Donati

Comme vous le savez déjà, j’ai repris mes exploits de graveur après une « petite pause » de trente ans, et voilà! En plus de la satisfaction de ne pas avoir oublié comment « aller à vélo », les deux œuvres présentées à la « 5ª Biennale di Grafica Contemporanea – premio Diego Donati », ont été sélectionnées et elles seront exposées dans la galerie de « Associazione Padre Diego Donati », à Pérouse, en Italie.

les œuvres

Ces deux gravures sont représentatives des nouveaux enjeux caractérisant  mon actuel chemin artistique: les nouvelles techniques et le défi écologique que celles-ci impliquent.

Parce que la technique de réalisation n’est pas séparé du résultat : l’outil, et le geste sont les empreintes laissées par l’auteur sur sa créature.

Durant la conception, et à la réalisation de l’œuvre, j’ai toujours eu l’impression que l’image surgisse autonomement de ma main. Et les outils, les gestes les guidant sur le métal, les sons qui s’étalent sur la surface me révèlent la silhouette, la forme, l’ombre et en suite, grâce à la lumière, l’image perce, à elle toute seule, l’air qui la sépare du spectateur.

Je m’étonne toujours de voir l’œuvre finie, c’est mon œuvre? C’est moi qui l’a « faite »? Ou c’est moi qui l’a simplement découverte? C’est probablement moi qui l’a exhumée des profondeurs du subconscient…

Il est possible de suivre, à travers les articles que j’écris ici, toutes les étapes  techniques que j’emploie, celles-ci sont aussi publiées en vidéo sur ma chaîne YouTube, à laquelle je vous conseille de vous abonner pour rester informés, car je poste ponctuellement.