Traversé par la lumière (Lumière ?) 2.0

traversé par la lumière Proca
traversé par la lumière Proca
Manticore – hile sur toile – 21 x 29,7 cm

Ce que nous voyons : les contours, les formes, les couleurs, rentrent à notre intérieur.

C’est une pénétration « physique », car il s’agit de lumière, donc d’ondes électromagnétiques, traversant la cornée de notre œil et que la retine transforme en signaux électriques.

Définir le mot « imagination » : le nerf optique transmet les signaux au cerveau.

Ici les informations reçues son élaborées pour « reconstruire l’image » du sujet réel. Donc toute la réalité nous entourant est reconstitué dans une image « imaginé » par notre cerveau pour nous en donner la perception.

En synthèse:

Les rayons lumineux touchent la surface des objets rebondissant de touts les côtés, ce n’est donc que le « reflet » de la réalité qui frappera la rétine, cette dernière produit le signal électrique que le cerveau « range » créant une image à notre intérieur représentative des objets placés à l’extérieur de notre corps.

De même font toutes les manifestations physiques venant de l’espace nous entourant et venant de notre corps aussi : les sons (et voix), les sensations du toucher, les odeurs, les saveurs…

La complexité des informations reçues par notre cerveau, inévitablement, implique l’apparition d’émotions interférant avec le « rendu » de la perception qu’elle ne sera donc pas fidèle à la réalité, donc très subjective.

L’homme, pour communiquer vers l’extérieur de soi-même, utilise la voix et les gestes : Parler, chanter, écrire, dessiner, modeler…  le tout assaisonné d’interjections, mimique faciale, gestuelle posturale, nous en déduisons que « l’expression humaine n’est ni neutre ni objective ».

Comme toute expression humaine, l’œuvre de l’artiste visuel qu’il soit d’une mouvance figurative, abstraite ou conceptuelle, est le résultat de la captation, de la filtration et du mélange des stimulations sensorielles provenant de son environnement, sans limites d’amplitude temporelle (souvenirs, prévisions) et psycho-physique (douleur ou plaisir).

Nous pouvons facilement imaginer le chemin qui peut faire une image, une émotion, un souvenir s’entrechoquant dans le cerveau de l’artiste commandant la main délinéant formes et couleurs… c’est un vrais chemin traversant le corps humain.

La merveilleuse transmutation:

Un rayon impalpable rebondit
perçant la cornée, nage, s’écrase
imprimant une rétine qu’électricité en fait
1 079 252 848,8 de kilomètres à l’heure
vite le cerveau fait ce qu’il peut
et la main dessine

Lorenzo Proca
Paris 6 décembre 2017

 

Abstraktion macht frei !

 

Quoi de plus simple que de faire de l’abstrait.

Si l’abstrait est tel, donc intangible, sa nature l’oblige à rester exclusivement un « concept ».

Le seul fait de réaliser l’image d’une idée abstraite, afin qu’autre que le concepteur puisse la voir, accomplit la « concrétisation » de cette idée, de conséquence il n’y a plus d’abstraction quand l’idée devienne visible, « réelle » .

L’Art Abstrait est la représentation d’un concept, s’agit d’une « tentative de matérialisation de la pensée ». Oui, une tentative, car nous ne disposons pas (malgré le progrès et la diffusion de l’informatique) d’outils idoines à transmettre directement des concept du cerveau de l’artistes à ceux des spectateurs… pour le moment.

Traversé par la lumière

Proca
Proca
Détail

La figure, l’image, la forme, par le moyen de la lumière, rentre physiquement en nous, il s’agit bien d’ondes électromagnétiques que notre œil transforme en impulsions électriques, celles-ci est transportés par le nerf optiques dans le cerveau où, l’image, (nous croyons) redevienne telle. De même font les sons et les émotions que finalement se mélangent et interfèrent entre eux… cela n’est pas sans conséquences. Donc les rayons lumineux touchent la surface des objets et rebondissent des tous côtés, donc le « reflet » de la réalité frappe la rétine qu’elle produit les impulsions électriques pour le cerveaux, qui lui les range comme nouvelle Figure, nouvelle Image, nouvelle Forme « semblant du réel », quand elle ressort par main d’artiste nous pouvons affirmer que l’image a bien traversé physiquement et psychologiquement l’homme car d’un côté est entré (l’œil) et d’un autre est sortie (la main) passant pas le cerveaux.