Traversé par la lumière

Proca
Proca
Détail

La figure, l’image, la forme, par le moyen de la lumière, rentre physiquement en nous, il s’agit bien d’ondes électromagnétiques que notre œil transforme en impulsions électriques, celles-ci est transportés par le nerf optiques dans le cerveau où, l’image, (nous croyons) redevienne telle. De même font les sons et les émotions que finalement se mélangent et interfèrent entre eux… cela n’est pas sans conséquences. Donc les rayons lumineux touchent la surface des objets et rebondissent des tous côtés, donc le « reflet » de la réalité frappe la rétine qu’elle produit les impulsions électriques pour le cerveaux, qui lui les range comme nouvelle Figure, nouvelle Image, nouvelle Forme « semblant du réel », quand elle ressort par main d’artiste nous pouvons affirmer que l’image a bien traversé physiquement et psychologiquement l’homme car d’un côté est entré (l’œil) et d’un autre est sortie (la main) passant pas le cerveaux.

 

Artifex

Proca

Artifex (latin) : Artiste, mais aussi… « scélérat, maître de l’intrigue ».

Mais que-est-que-c’est un artiste ? Serait pas t-il un mage, un chaman, un druide, un sorcier, un prêtre ou un truand ?

Proca
Détail

Qui peignit-il la grotte de Lascaux si non pas le chamanartiste de l’ère préhistorique ? Homme élu, lien entre l’impondérable et la réalité, interprète multilingues éclectique et universel du langage secret de la Nature.

Il y a sans doute des analogies entre l’expression artistique, comme nous l’entendons actuellement, et les expressions religieuses archaïques, le paganisme, le druidisme, le chamanisme : sculpture, peinture, musique et danse, body art aussi, land art, installations… performance tout est déjà existé dans le cadre de l’expression mystique de l’être humain.

Transe et extase, spontanés ou enduite par assomption d’alcool, de drogue… tout ça ressemble beaucoup aux attitudes de certains artistes de l’époque récente, moins fréquents étaient ces usages pour l’artiste antique, mais pas pour le sorcier !

La « nouveauté » comme moteur de l’art

La "nouveauté" comme moteur de l'art
La "nouveauté" comme moteur de l'art
Memento Mori – huile sur toile – 20X20 cm

 

Rien est nouveau s’il existe déjà, ουδέν εξ ουδενός*, donc seul le croisement de ce tout, le mélange de ce qu’existe pourrait, peut-être, « apparaître nouveau ». Mais si « tout existe » même toutes les probabilités et les combinaisons des éléments de « ce tout qui existe » ont déjà existé, en conséquence la « nouveauté » n’existe pas.

La caducité de l’existence permet toutefois un « semblant de nouveauté », le moteur de l’art se révèle être rien d’autre que l’oubli, la démence, la nonchalance, la mort.

Ainsi, il se rend possible l’existence d’un « semblant de nouveauté » grâce à l’éphémère de l’existence humaine, car l’art tient exclusivement de l’être humain, et distingue celui-ci du reste des manifestations naturelles.

Le temps permet à l’oubli d’avoir raison de la mémoire, l’antique semble nouveau, le primitif aussi, comme il « pressentit » Picasso se dédiant aux expériences le menant d’abord à l’invention du cubisme et en suite à sa calligraphie singulière.

Nous pouvons en déduire que la course au nouveau, au bizarre, à l’exceptionnel qui caractérise l’art contemporain, se révèle une compétition perdue à l’avance, mieux, c’est une « chasse à la chimère » qui portera le chasseur (l’artiste) soit au désespoir et à l’abandon, soit à battre des sentiers sûrs le portant à des résultats anodins, soit à la triche la plus grossière le portant à la confection des fausse proies, collage de différents gibiers à créer un improbable spécimen moche et inutile (pseudo-œuvre d’art).

Je termine avec une réflexion personnelle encore plus farfelue que tout le reste du texte écrit jusqu’ici : pensez un moment si la théorie de la réincarnation s’avère exacte et s’il était possible de se rappeler les vies passées… que feraient-ils les Léonards, les Picassos, les Dalìs réincarnés si étaie correcte la théorie du « si se n’est pas neuf ce n’est pas bon » ?


* En latin « ex nihilo nihil fit » un concept pris aussi par Lucrece (disciple d’Epicure 342-270 A.C.N) « Principium cuius hinc nobis exordia sumet, nullam rem e nihilo gigni divinitus umquam. » (De rerum natura I, 149-150)
« Le principe dont nous nous servirons comme point de départ, c’est que rien ne peut être engendré de rien même pas par une intervention divine.. »

XVIᵉ BIENNALE des ARTISTES du VIᵉ

Exposition du 20 octobre au 7 novembre 2012 dans un lieu d’exception : les salles de la Mairie du 6ᵉ arrondissement de Paris, dans la pas moins exceptionnelle place Saint Sulpice.
Vous pourrez voir les œuvres de 87 artistes, dont Proca qui expose pour l’occasion un portrait… de sa femme…
Les horaires :
du lundi au vendredi de 11h30 à 17h, le jeudi jusqu’à 19h, le samedi de 10h à 12h.